Amphibiens et reptiles

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Les batraciens

Ils apprécient tout particulièrement l’humidité ambiante qui peut atteindre 90 %. Il existe 4 espèces d’hylodes dans l’archipel guadeloupéen, dont deux, l’hylode de Pinchon et l’hylode de Barlagne sont spécifiques de la Basse-Terre et ne se trouvent nulle part ailleurs alors que les deux autres, l’hylode de la Martinique et l’hylode de Johnstone se trouvent aussi dans de nombreuses îles des Petites Antilles. Souvent ignoré, les concerts flûtés des nuits antillaises ou à la venue de la pluie sont produits par les hylodes mâles pour inviter les femelles à se reproduire ou pour marquer leur territoire.

Parce qu’elles se sont formées récemment, les Petites Antilles n’ont jamais été en contact avec les continents. Les amphibiens ont donc dû arriver naturellement des Grandes Antilles et de l’Amérique du Sud sur des végétaux à la dérive, ou encore par l’intermédiaire de l’homme, comme passagers clandestins. C’est ainsi qu’est apparu un jour à Saint-Barthélémy et Saint-Martin l’hylode de la Martinique, transporté dans des cartons de plantes. D’autres disent qu’il a été introduit par des personnes trouvant la nuit de l’île bien trop silencieuse.

Menacées par ce type d’introduction donnant lieu à des espèces invasives qui peuvent transmettre ou transporter des maladies (telle la rainette X-Signée...), les espèces d’hylodes de Barlagne et de Pinchon sont en régression en font l’objet de mesure de protection sur l’ensemble de l’archipel guadeloupéen.

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Les reptiles

Trois espèces de tortues d’eau douce fréquentent les étangs, les mares et les cours d’eau : la trachémyde de Porto Rico, la péluse de Schweigger et la trachémyde à tempes rouges, appelée souvent tortue de Floride, introduite récemment, elle concurrence les deux premières.

En effet, vendue pendant longtemps en animalerie (accompagnée de son petit bassin centré d’un palmier en plastique clair), la trachémyde à tempes rouges, une fois délaissée par ses « propriétaires » (les tortues ont une espérance de vie d’une centaine d’années) et relâchée dans les cours d’eau, les mares et étangs, s’est propagée jusqu’à coloniser les habitats des tortues locales.